L'ombre d'un magicien
Addiction
J’obéis aux voix d’un monde parallèle
Pour construire mon univers
Là où tout Homme légitime n’y voit qu’affabulation
J’y puise l’énergie pour déployer mes ailes
Lorsque mon cœur ne bat plus qu’au souffle des désillusions.
Je bois le sang des anges
Qui enlacent mon esprit
A l’instant même où la réalité m’échappe
Pour mieux subsister aux tourmentes de cette vie.
Et parmi ces gardiens,
L’ombre d’un magicien
Ensorcèle chacun de mes pas vers l’avenir.
Il n’est pas de ce monde,
Où j’écris, où je cris, où je pars,
Pour fuir.
Mais il n’existe que par ce monde,
Où je me réfugie, où je m’adoucis, quelque part,
Pour ne pas souffrir.
Sans explication,
L’existence de ce gardien est devenue addiction,
De si peu de présence,
Le magicien est devenu dépendance.
Car de ce monde où je m’évade,
Les sentiments ne sont plus,
Mais la sérénité prend le dessus.
Et si dans ce monde,
L’amour, l’amitié et la sympathie sont obsolètes,
Le magicien me transporte
Bien au-delà du pouvoir des sentiments.
Poème extrait du recueil "Valse Epistolaire"
de Cécile Degrave